Comment gérer l'après ?

Dans les semaines qui suivent la disparition du défunt, il est nécessaire de régulariser la situation auprès de différents organismes tels que les organismes de protection sociale (sécurité sociale, caisses de retraite, etc.).

Plusieurs questions peuvent également survenir (bénéfice de la pension de réversion, perception de rentes et capitaux du défunt en cas de décès, etc.) ainsi que les délais pour assurer ces démarches.

Un enfant est-il responsable des dettes de ses parents ?

La réponse varie selon que le parent est vivant ou décédé :

Le parent est vivant

Un enfant n'a pas à régler les dettes de ses parents quelle qu'en soit la nature : factures ou crédits impayés, dettes de loyer… etc .

Les parents s'engagent pour eux-mêmes et, en conséquence, n'engagent pas leurs enfants.

Un enfant est redevable des dettes contractées par ses parents, uniquement s’il est lui-même engagé juridiquement, par exemple en se portant caution lors de la location d'un logement ou lors de la souscription d'un crédit.

    Le parent est décédé

    L'enfant dont le parent est décédé a le choix entre 3 solutions : il peut accepter purement et simplement la succession, accepter la succession à concurrence de l'actif net ou y renoncer. Selon le choix fait, il est redevable ou non des dettes.

    Acceptation pure et simple

    L'enfant qui accepte purement et simplement la succession est redevable des dettes de son parent décédé.

    Savoir ce que l’enfant peut faire en cas de découverte tardive d'une dette

    Si l’enfant découvre une dette pouvant dégrader gravement son patrimoine personnel, il peut saisir le tribunal pour en être déchargé totalement ou partiellement.

    Pour cela, il doit remplir les 2 conditions suivantes :

    • L’enfant avait des raisons légitimes d'ignorer l'existence de cette dette au moment de l'acceptation de la succession

    • Le paiement de cette dette risquerait de porter gravement atteinte à son patrimoine.

    L’enfant doit saisir le tribunal judiciaire dans un délai de 5 mois à partir du jour où il a connaissance de cette dette.

      Acceptation à concurrence de l'actif net

      L'enfant peut accepter la succession à concurrence de l'actif net (particuliers). Dans ce cas, les dettes du défunt sont payées avec l'actif de la succession.

      L'acceptation à concurrence de l'actif net signifie que l’enfant ne paye pas les dettes qui dépassent la valeur des biens du défunt.

      Il reçoit sa part d'héritage sans avoir à payer les dettes qui dépasseraient la valeur de l'héritage. Ses biens personnels sont donc protégés.

        Renonciation

        L'enfant qui ne peut pas ou ne veut pas payer les dettes du parent décédé peut renoncer à la succession (particuliers).

            Où s'adresser ?

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