Uzès conserve les traces de plus de 5 000 ans d’histoire. Son patrimoine et son architecture témoignent des différentes périodes qui ont façonné la ville. Uzès séduit par son centre ancien remarquablement préservé, ses monuments, ses hôtels particuliers, ses places ombragées et ses ruelles bordées de pierres.
Avec la découverte d’un impressionnant monument mégalithique non loin de la ville, le territoire d’Uzès apparaît déjà il y a 5000 ans comme un haut lieu de rassemblement pour les populations du Néolithique.
Les vestiges d’un rempart gallo-grec mis au jour dans les années 1990, puis plus récemment ceux d’un quartier occupé dès le 1er siècle avant J.C., permettent d’imaginer l’importance de l’antique Ucetia. La cité médiévale qui lui succède en redessine les contours et derrière une nouvelle enceinte, trois secteurs prospèrent : le quartier épiscopal à l’est, seigneurial au centre, et marchand à l’ouest.
L’évêque depuis le 5e siècle et le seigneur laïc, proche du comte de Toulouse au Moyen Âge, sont des personnages puissants. À partir de 1229, Uzès fait partie du royaume de France et le roi, selon l’époque et ses intérêts propres, favorisera l’un ou l’autre. Tous trois possèdent leur tour au centre de la ville, symbole de pouvoir et donnant à Uzès sa silhouette si particulière.
Au milieu du 16e siècle, les guerres de Religion avec leur lot de destructions, initient une période tourmentée de plusieurs décennies. Devenue place forte protestante, Uzès soutient le duc de Rohan et livre combat contre les troupes du roi. La répression est sévère envers les Huguenots et oblige une partie de la population à quitter la ville.
Il faut attendre le 18e siècle pour retrouver le dynamisme d’un royaume pacifié. Le textile emploie une main d’oeuvre nombreuse. Nobles, bourgeois ou riches marchands aménagent de beaux hôtels particuliers, l’évêque a reconstruit églises et évêché, le duc d’Uzès est au faîte de sa puissance.
Après les troubles révolutionnaires, Uzès devenue sous-préfecture, est dotée d’un tribunal et d’une prison départementale. La sériciculture, dont l’âge d’or se situe au milieu du 19e siècle, fait vivre une grande partie de la population. Le déclin de cette activité signe la fin d’une époque prospère.
En 1926, la ville perd la sous-préfecture et la prison. Dix ans plus tard, la population est au plus bas, avec à peine plus de 4000 habitants. La création du secteur sauvegardé, 40 ans plus tard, sera le point départ d’un nouveau dynamisme.
Depuis, Uzès continue à s’embellir : pavage des rues, mise en discrétion des fils électriques, restauration immobilière, ce sont aujourd’hui 41 hectares de la ville qui sont classés selon les modalités de la loi Malraux. Depuis le début des années cinquante, le développement économique a repris grâce au tourisme mais aussi à l’installation de grands établissements tels que le centre hospitalier psychiatrique départemental et le nouvel « Hôpital Local », CHU d’Uzès, l’entreprise Haribo, le Haras National et de nombreuses PME.
Classée « Ville d’art et d’histoire » depuis novembre 2008, Uzès bénéficie d’une renommée internationale et l’on se déplace des quatre coins de la planète pour arpenter ses rues et admirer son patrimoine.