Uzès, Politique de la ville

Jacques Dreyfus devient citoyen d'honneur d'Uzès

Jacques Dreyfus, architecte des bâtiments de France, au service d'Uzès pendant 30 ans, salué et honoré par Jean-Luc Chapon, maire d'Uzès à l'occasion de son départ à la retraite. Retour sur son parcours lors de la remise officielle de la médaille de la Ville. Publié le 13/06/2016

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Ce lundi 6 juin 2016, Jacques Dreyfus, architecte des bâtiments de France, au service d'Uzès pendant trente ans, chef du service départemental de l'architecture du Gard, est salué et honoré par Jean-Luc Chapon, maire d'Uzès pour son parcours à ses côtés, depuis le début de sa carrière de premier magistrat. Ensemble, ils feront de la revalorisation du patrimoine uzétien la priorité. L'association des villes à secteur sauvegardé régionale en sera l'aboutissement en 1997, lorsqu'elle sera créée à l'initiative d'Uzès, servant d'exemple aux autres villes à secteur sauvegardé régionales et au national plus tard.

Le maire d'Uzès souligne l'exemplarité de son travail "Uzès doit beaucoup à Jacques Dreyfus, il a toujours été présent". Le premier magistrat de la ville reconnait en lui ses valeurs d'écoute, son accompagnement et ses conseils, son aide précieuse pour la demande de subventions... permettant sur des projets parfois difficiles à mener de trouver un équilibre.

Les réalisations menées sur la commune sont nombreuses. Le secteur sauvegardé d'Uzès, l'un des tous premiers en région Languedoc-Roussillon, a 50 ans. Volontiers, Jacques Dreyfus avoue qu'Uzès, à son arrivée dans le Gard après la Haute Savoie, fin 1987, "est un beau, et gros morceau, une très jolie mairie... Il y a toujours un chantier sur Uzès, l'Hôpital, l'Evêché..."  Il évoque le gros chantier de la médiathèque inaugurée par le ministre de la Culture de l'époque, Jacques Toubon en février 1995.

Le dossier Ville d'art et d'histoire présenté au ministère, il se souvient de ce moment où "le maire est applaudi avec les félicitations à Paris" pour l'importance accordée à l'art, la culture, les monuments. Il ajoute, tout ce qui se fait ici "pour la vie culturelle à Uzès avec le cinéma, Uzès Danse, la musique..."  Il souligne qu'Uzès n'est pas une ville musée". Il s'étonne toujours en promenade sur la ville, le dimanche, de voir les associations très présentes. Il évoque aussi le "lycée en cours et la révision-extension du secteur sauvegardé en 2005."

Retour sur un parcours riche à Uzès. 

www.uzes.fr : Sur la rénovation d'Uzès, quelles sont les réalisations remarquables que vous pouvez citer et auxquelles vous avez participées ?

Jacques Dreyfus : pour les opérations publiques : les tours du Roy et de l'Evêque, la mairie, la cathédrale St Théodorit, la tour Fénestrelle, l'entretien, la restauration et le suivi de la chapelle St Génies, l'office de tourisme, l'église St Etienne, le Temple, l'ancien hôpital d'Uzès, l'ancien Evêché,
privées : le Duché d'Uzès, l'ancien séminaire, l'hôtel particulier Chambon de la Tour, ancien collège St Firmin, l'ancien hôtel particulier d'Entraigues,
et pour la culture : la médiathèque d'Uzès.

www.uzes.fr : Pouvez-vous citer un chantier qui vous tient particulièrement à coeur ? Pourquoi ?

J. D. : Pour la mairie, l'église St Génies (vestiges de la fin du IXe s., début XIIe s.). Pour le privé, l'Ancien séminaire. A l'arrivée du maire, le séminaire appartenait à un particulier. Il n'était pas en très bon état. Plusieurs idées ont été évoquées : la venue d'une maîtrise, en lien avec la musique, celle de l'internat pour les lycées qui ont laissé place aux futurs logements du groupe la Financière Magellan de Bordeaux qui rachetait l'ancien séminaire à une personne privée.

www.uzes.fr : Que diriez-vous d'Uzès ?

Jacques Dreyfus : C'est magique, Uzès... ville aux beaux patrimoines... mais qui n'est pas une ville musée.