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Le portail du temple d'Uzès entièrement restauré



Le portail du temple d'Uzès, donnant sur l'avenue de la libération
Le portail du temple d'Uzès, donnant sur l'avenue de la libération
Le portail du temple d'Uzès, avenue de la libération vient d'être entièrement restauré pour un montant global de 20 600 € ttc, la TVA étant récupérée. Le temps ayant fait des ravages sur l'ouvrage, il était nécessaire de reprendre et d'améliorer la structure existante qui sert d'entrée principale.

La restauration du portail concernait l'imposte fixe, la confection et le remplacement des poignées, la reprise du système de verrouillages, des 4 ventaux, deux d'entre eux sur place et deux autres en atelier.

Le nouveau chemin de roulage
Le nouveau chemin de roulage
Des améliorations à l'ouverture et à la fermeture permettent désormais de faciliter la manipulation des ventaux grâce aux nouveaux chemins de roulage, usés et détruits par le temps.

Le seuil du portail est réalisé avec des éléments monolithes en pierre de Saint Gens, permettant au portail de retrouver de sa superbe. Les travaux terminés, le portail a terminé sa patine naturelle. Deux entreprises locales, l'entreprise Joachim Cortès et Laithier, père et fils ont réalisé ce chantier de la mi-septembre à début novembre. Ils sont spécialistes en ferronnerie et en taille de pierre, restauration de bâtiments anciens et de maçonnerie.

Catherine Roux, présidente de l'association Les Amis de l'orgue, samedi 29 septembre 2012, lors de l'inauguration de l'orgue du temple après sa restauration, dirigée par Roland Galtier technicien-conseil agréé pour les orgues historiques et exécutée par Olaf Dalsbaek, facteur d'orgue de la maison Dalsbaek-Merklin.
Catherine Roux, présidente de l'association Les Amis de l'orgue, samedi 29 septembre 2012, lors de l'inauguration de l'orgue du temple après sa restauration, dirigée par Roland Galtier technicien-conseil agréé pour les orgues historiques et exécutée par Olaf Dalsbaek, facteur d'orgue de la maison Dalsbaek-Merklin.
Point d'histoire

Le temple est la seule partie encore existante du couvent des Cordeliers. Ces Franciscains, frères mineurs conventuels, étaient vêtus d'une robe de drap gris et d'une corde en guise de ceinture : ainsi s'explique le nom qui leur est donné en France, lorsqu'ils émigrent au XIIIe siècle depuis l'Italie. Au XVIe siècle, l'église et la chapelle Saint Antoine furent à nouveau démolies pour permettre l'édification des remparts et fortifications de la ville, après un épisode de vandalisme au XIVe siècle. Dans les années 1660, et pour la 3eme fois, les Cordeliers reconstruisent leur couvent et leur église.

Le seul bâtiment qui subsiste aujourd'hui est vraisemblablement le réfectoire des moines, devenu aujourd'hui temple de l'Eglise réformée. La révolution de 1789 chassa les trois moines Cordeliers. Le bâtiment fut déclaré bien national et servit quelque temps d'arsenal. Le 18 juillet 1791, Théophile Guiraud s'en rendit adjudicataire. Le 29 septembre, la communauté protestante racheta le bâtiment afin qu'il servît de lieu de culte, par acte passé devant Maître Gide, l'arrière-grand-père de l'écrivain André Gide.

En 1989, devant l'ampleur des travaux nécessaires à leur sauvegarde, l'ensemble des bâtiments fut cédé pour un franc symbolique à la municipalité d'Uzès qui entreprit leur restauration (d'après l'historique "Couvent des Cordeliers puis Temple réformé" à l'entrée du site). Fin septembre dernier, lors de l'inauguration de la restauration de son orgue, le maire a promis que des travaux allaient concerner les extérieurs. Le portail est la première étape.

Le portail du temple d'Uzès entièrement restauré