Ville d'Uzès


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La réfection de la toiture de l'ancien évêché d'Uzès avance à grands pas


La commune a démarré le 8 septembre 2016, le chantier de réfection des couvertures de l’ancien palais épiscopal d'Uzès datant du XVIIe siècle. Après cinq mois, point d'étape sur l'avancement des travaux, retour en images avec le diaporama. Publié le 02/03/2017 I Mis à jour le 09/03/2017



La Ville d'Uzès restaure la toiture de l'ancien palais épiscopal du XVII, classé monument histrorique : réhabilitation de la corniche et du fronton originel
La Ville d'Uzès restaure la toiture de l'ancien palais épiscopal du XVII, classé monument histrorique : réhabilitation de la corniche et du fronton originel
La commune a démarré le 8 septembre 2016, le chantier de réfection des couvertures de l’ancien palais épiscopal d'Uzès datant du XVIIe siècle. Depuis cinq mois, le visage du monument historique classé évolue, avec la volonté de préserver son aspect originel et de lui donner une seconde vie comme au temps des évêques à Uzès ou presque.

Pour Jean-Luc Chapon, maire d'Uzès ce bâtiment emblématique pour la ville mérite réflexion et réfection alors qu'il est cédé par le Département à la commune, il y a quarante ans "un cadeau qui commence à prendre tournure" explique-t-il. 

Le site abrite aujourd'hui le tribunal d'instance d'Uzès, la musée municipal Georges Borias, les archives municipales et deux associations, ainsi que des salles d'expositions. En 1974, une campagne de rénovation de travaux importants cause plus de mal que de bien. Elle avait entraîné la démolition de la voûte du rez-de-chaussée et l'effondrement du plancher haut d'une grande salle, en partie centrale.

Pour Gabrielle Welisch, architecte du patrimoine à Uzès en charge de la réfection des couvertures de l'ancien palais épiscopal,  à l'époque "le bâtiment est mal traité. Aujourd'hui, la mairie d'Uzès prévoit la protection pérenne par les toits. Un appel d'offres est lancé. Il se trouve être moins cher que l'enveloppe initiale. Il permet d'amorcer une réflexion plus globale. Les deux planchers effondrés dans les années 1970, par une dalle béton vont pouvoir être récréés." Ils permettront de relier les deux escaliers existants et de réutiliser ce patrimoine.  

Le maire d'Uzès se félicite des relations avec "la Direction régionale des affaires culturelles, la DRAC qui ne finance plus qu'à hauteur de 40% les chantiers de cette envergure aujourd'hui. Elle suit sur celui-ci à 50 % avec les partenaires Conseil régional et Conseil départemental." Il ajoute "la commune fait l'effort, elle est toujours bien notée à la DRAC, ce qui permet à la Ville de ne financer qu'à 25 ou 30%".

Ce projet s'inscrit dans une réflexion plus globale qui pourrait compléter la construction du futur centre culturel et de congrès du territoire à l'horizon 2019. "Nous n'avons pas de lieux pour les demandes de séminaires" ajoute-t-il. "Il est intéressant de mener une réflexion sur l'utilisation des salles en complément du projet prévu au Refuge avec le future centre de congrès, culturel, complément efficace".

Réhabilitation du fronton originel et découverte insolite

L'entreprise Bourgeois réalise la couverture de 1 130 m2 et l'entreprise Vivian, la maçonnerie et le fronton en respectant les matériaux et la construction de l'époque
L'entreprise Bourgeois réalise la couverture de 1 130 m2 et l'entreprise Vivian, la maçonnerie et le fronton en respectant les matériaux et la construction de l'époque
Uzès compte une quarantaine de monuments historiques inscrits. Ce bâtiment est classé depuis 1981. Il bénéficie d'un très grande attention de la part de l'architecte du patrimoine et des entreprises retenues Bourgeois à Fourques pour la toiture, comprenant la charpente, la couverture, la zinguerie et Vivian à Marseille pour la maçonnerie et la pierre de taille.

A ce jour, la moitié de la toiture a été réalisée en restituant les pentes d’origine avec la charpente en bois, l'abaissement des murs pour retrouver celle d'origine recouverte de tuiles canales. Le réfection des couvertures dans leur totalité représente 1 130 m2. Le bâtiment sera hors d'eau et hors d'air.

Gabrielle Welisch ajoute "côté cour d’honneur, façade ouest - façade principale,  la corniche d’origine modifiée au XIXe siècle, est restituée à l’identique de celle en place côté jardin de l’évêché, promenade. De même que le fronton d’origine, démoli en 1825, selon les descriptions d’archive 
est en cours d'exécution. Il est réalisé à 70% aujourd’hui." 


Le plafond à la française effondré du grand salon au 1er étage a été entièrement refait à l’identique de celui conservé au 2ème étage. Elle précise "ce plancher réalisé en bois, poutres maîtresses et solives, est complété d’un plancher connecté. Il s’agit de créer une liaison entre le bois et une dallette mince en béton armé.  Cette confortation permet de solidifier l’édifice et de créer, au centre de l’édifice un diaphragme qui n’existait pas."

Celui du grand salon au 2ème étage sera conforté et conservé. "Deux poutres maîtresses seront remplacées et une quinzaine de solives. Il est également doté d’un plancher connecté."

Au cours des travaux, une découverte sur la façade Sud, sous un faux plafond, vient d'être mise à jour dévoilant  "une corniche en encorbellement, ressemblant à un chemin de rondes – non daté à ce jour. Il pourrait s’agir d’un vestige du premier palais épiscopal, avant sa destruction au XVIIe siècle. Les investigations sont en cours pour intégrer cette découverte au projet de restauration globale" complète l'architecte du patrimoine. Le montant global des travaux et de la maîtrise d'oeuvre s'élève à  1 389 884 euros ttc  comprenant les subventions allouées sur le montant des travaux par la l'Etat, la DRAC Languedoc Roussillon à hauteur de 50%, la Région Occitanie et le Département.

Diaporama du chantier en cours : réfection des couvertures de l'ancien évêché à mi-parcours - 28/02/2017