Ville d'Uzès


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L'ancien évêché d'Uzès : après les travaux, une autre destination


Envisager une nouvelle destination pour l'ancien évêché après la restauration de la toiture, 1 130 m2 et lui donner pleinement son rôle dans la ville.
Les travaux qui ont duré 10 mois viennent d'être achevés. Retour en images et perspectives. Publié le 20/09/17



Jean-Luc Chapon, maire d'Uzès aux côtés de Gérard Bonneau, adjoint aux travaux et Brigitte de Saboulin-Bollena, adjointe à l'urbanisme lors de la visite du chantier achevé de l'ancien palais épiscopal, XVIIe siècle, monument historique classé
Jean-Luc Chapon, maire d'Uzès aux côtés de Gérard Bonneau, adjoint aux travaux et Brigitte de Saboulin-Bollena, adjointe à l'urbanisme lors de la visite du chantier achevé de l'ancien palais épiscopal, XVIIe siècle, monument historique classé
La restauration de l'ancien palais épiscopal d'Uzès datant du XVIIe siècle vient d'être achevée "permettant de mettre hors d'eau, hors d'air le bâtiment" explique Gabrielle Welisch, architecte du patrimoine d'Uzès qui a conduit les travaux pendant 10 mois aux côtés des entreprises Bourgeois pour la charpente, la couverture et la zinguerie et Vivian pour la maçonnerie et la pierre de taille pour le compte de la Ville d'Uzès. Ce chantier représente 1 130 m2 de toiture pour un montant global de 1 389 884 euros ttc. Il a permis de réhabiliter le monument historique classé lui redonnant ainsi la possibilité d'imaginer une nouvelle destination pour le futur. 
 
Malgré un classement du bâtiment au titre des monuments historiques en 1981, l’état sanitaire des toitures était critique. Le clos et couvert de l’édifice n'étaient plus assurés et les pièces inoccupées du 2ème et 3ème étage se dégradaient rapidement. "L’état des planchers côté est, était notamment, alarmant" souligne l'architecte du patrimoine.

Une rénovation salutaire

Salon d'apparat, au 1er étage du palais épiscopal après restauration du plafond à la française lors de la présentation par Gabrielle Welisch, architecte du patrimoine d'Uzès (au centre)
Salon d'apparat, au 1er étage du palais épiscopal après restauration du plafond à la française lors de la présentation par Gabrielle Welisch, architecte du patrimoine d'Uzès (au centre)
Au delà d’une simple restauration des couvertures, ces travaux redonnent au monument son aspect originel, en restituant les pentes des toitures ainsi que le fronton central, démoli en 1825, "car trop fragile". La confortation partielle des planchers "grâce à la restitution du diaphragme offre au bâtiment une solidité qu'elle n'avait plus, sur un plafond qui n'existait plus" explique l'architecte. 

La restitution de ce plafond effondré du grand salon au premier étage permet d’envisager à nouveau l’utilisation des espaces intérieurs d’une grande valeur patrimoniale, de "rétablir la circulation dans le musée" et dans tout le bâtiment. "La tranche de travaux pour refaire les couvertures a permis de gagner un étage dans les combles" ajoute-t-elle. En visitant, on peut y voir l'utilisation de ces espaces par une ancienne auto-école, avec des panneaux peints sur les murs ou encore du morse... Les menuiseries sont inexistantes à certains endroits ayant souffert de la vétusté du bâtiment.

Le bâtiment est aujourd’hui occupé par le musée municipal Georges Borias au deuxième étage, les archives municipales, deux salles d’exposition au premier étage et le tribunal d’instance au rez-de-chaussée. Des locaux sont mis à disposition des associations notamment les ATP Uzès (théâtre) et le club de bridge.

Imaginer une nouvelle dimension pour l'ancien évêché avec le CIAP

L'ancien palais épiscopal d'Uzès rénové, avec le nouveau fronton. Photo DR
L'ancien palais épiscopal d'Uzès rénové, avec le nouveau fronton. Photo DR
Jean-Luc Chapon, maire d'Uzès lors de cette visite évoque la possibilité d'accueillir la mosaïque romaine découverte sur le chantier du site de l'internat, dans le salon d'apparat du 1er étage, attenant aux deux salles d'exposition actuelles. "On parle beaucoup de la mosaïque, d'une dimension connue aujourd'hui de 6 mètres par 9 mètres. Cette salle mesure 9 mètres par 18 mètres. Je vais proposer à la Région de l'accueillir ici" à l'instar de celle exposée au musée des beaux arts de Nîmes. Après la restauration de cette dernière, actuellement à Nîmes pour environ deux ans, la mairie aimerait pouvoir en disposer et l'exposer dans le futur Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine (CIAP), qu'elle imaginerait au premier étage "en le repensant" ajoute-t-il.

"Le concours pour l'animateur ou l'animatrice du patrimoine va être relancé, on peut imaginer reloger la culture, les archives municipales, et le centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine, prévu par le label Ville d'Art et d'Histoire". Le musée Georges Borias d'Uzès pourrait ainsi s'étendre en longueur au deuxième étage et les archives municipales seraient agrandies "grâce à la réserve du troisième étage".  Les travaux prendraient du temps, environ quatre ans. Mais l'idée est bien là : "faire aimer Uzès aux Uzétiens, qu'ils connaissent leur ville." Pour les touristes et ceux qui ont envie d'en savoir plus "leur faire découvrir Uzès"

Entre temps la façade Est, côté promenade des Marronniers, fortement dégradée devra être restaurée après la présentation du diagnostic et de l'étude par l'architecte du patrimoine, qui permettra de préparer le dossier de demande de subventions auprès des partenaires. Un ascenseur devrait être envisagé pour accueillir tous les publics et répondre aux normes imposées. Le projet global du devenir de l'ancien évêché sera mûri et réfléchi pour envisager sa destinée future.

Lire aussi : La réfection de la toiture de l'ancien évêché d'Uzès avance à grands pas  publié le 02/03/2017

La restauration en chiffres

Dates de réalisation des travaux : 08/09/2016
Durée du chantier : 10 mois, chantier livré le 03/07/2017 

Maîtrise d’ouvrage : Ville d’Uzès
Maîtrise d’œuvre : Gabrielle Welisch, architecte du patrimoine, Uzès
 Sarl Bernard Poissonnier Economiste, Uzès,  SPS, sécurité, Olivier Faure, Véritas, bureau de contrôle structure, Amine Radi Benjelioun
  • Entreprises : spécialisées dans la restauration de monument historiques classé
Lot 1 : toiture : charpente, couverture, zinguerie
Entreprise Bourgeois, Fourques
Lot 2 : Maçonnerie, pierre de taille
Entreprise Vivian, Marseille
  • Montant des investissements (honoraire et travaux) : 1 389 884 € ttc 
Maîtrise d’œuvre : 110 634 € ttc
Montant global des travaux : 1 279 250 € ttc
  • Subventions allouées pour les travaux : 966 375 € ttc
Etat, Drac LR : 639 625 € (50 %)
Région Occitanie : 178 000 € (14%)
Conseil départemental du Gard : 148 750 € (11,5 %)
 
Part Ville Uzès : 423 509 € ttc